Zebrock, aussi, c’est fini… pour cette année !07.08.09

Mais notre expérience de Zebrock via le Grand Zebrock 2009 s’est clôturée ce lundi dans une réunion debriefing fort sympathique. Malheureusement, très peu des 10 groupes retenus étaient là (seuls 2 finalistes, la Bestiole et Aniansah, et Chapter 9 et This is The Hello Monster pour les non finalistes). Les emplois du temps étaient certainement chargés !
Françoise et Véronique représentaient les « profs », Edgar et sa charmante assistante administrative (son nom m’échappe, je suis navré !) côté organisation.
Nous avons pendant 2 heures discuté à bâtons rompus sur notre expérience vécue, et sur les améliorations éventuelles à apporter au système. Au premier chef, comme un cri du coeur, tous les groupes ont proposé qu’un accompagnement sur le « projet » de chaque groupe sélectionné soit mené, ou envisagé. Faire un état des lieux de l’avancement du projet, des choses à réaliser, des types de gens éventuellement à contacter pour avancer en cohérence avec le projet, autant de pistes qui ont été soulevées.
J’ai longtemps été surpris dans ma courte vie de musicien parisien sur les secrets de polichinelle entretenus entre musiciens sur les « carnets d’adresses ». Pareil, côté musiciens toujours, l’absence de clarté dans les métiers et « l’économie » de la musique fait que tous sont perdus, moi au premier rang. Je me suis acheté un bouquin pour mieux comprendre et à vrai dire je ne comprends toujours rien.
Avec la crise du disque, les métiers se sont destructurés, tout le monde cherchant à trouver des moyens de survivre financièrement et succombant aux sirènes du « touche à tout, t’auras plus de thunes ». Du coup, bah nous créateurs et interprètes, on était perdus. « moi je suis un label » ; « ah oui ! mais tu fais quoi ? » ; « bah, de la distribution, de l’édition, un peu de co-production »… Ah donc, tu es éditeur, distributeur et producteur à la fois ? Ah d’accord, j’ai toujours pas compris quel métier tu faisais…
Bref, pour faire clair, on ne sait pas de qui on a besoin à quel moment quand on a un EP solide et cohérent, qu’on commence à proposer quelque chose de pas mal en live. Ce type d’éclairage par des gens expérimentés permettrait de mettre le pied à l’étrier plus sereinement, sans promettre la lune !
On a aussi parlé de pas mal de choses, de la gestion du « savoir » chez Zebrock et de son utilisation concrète dans les démarches du Grand Zebrock, sur la gestion de la politique Zebrock (ce n’est pas un gros mot) dans les ateliers de formation, etc.
J’espère que tous ces défis pourront être relevés dans les prochains mois / années, parce que Zebrock mérite (et ses sélectionnés aussi) de grandir, se renforcer, s’améliorer !
A très bientôt,
Marc

… mais notre expérience de Zebrock via le Grand Zebrock 2009 s’est clôturée ce lundi dans une réunion debriefing fort sympathique. Malheureusement, très peu des 10 groupes retenus étaient là (seuls 2 finalistes, la Bestiole et Aniansah, et Chapter 9 + This is The Hello Monster pour les non finalistes). Les emplois du temps étaient certainement chargés !

Françoise et Véronique représentaient les « profs », Edgar et sa charmante assistante administrative (son nom m’échappe, je suis navré !) côté organisation.

Nous avons pendant 2 heures discuté à bâtons rompus sur notre expérience vécue, et sur les améliorations éventuelles à apporter au système. Au premier chef, comme un cri du coeur, tous les groupes ont proposé qu’un accompagnement sur le « projet » de chaque groupe sélectionné soit mené, ou envisagé. Faire un état des lieux de l’avancement du projet, des choses à réaliser, des « familles » de gens éventuellement à contacter pour avancer en cohérence avec le projet, autant de pistes qui ont été soulevées.

J’ai longtemps été surpris dans ma courte vie de musicien parisien sur les secrets de polichinelle entretenus entre musiciens sur les « carnets d’adresses ». Pareil, côté musiciens toujours, l’absence de clarté dans les métiers et « l’économie » de la musique fait que tous sont perdus, moi au premier rang. Je me suis acheté un bouquin pour mieux comprendre et à vrai dire je ne comprends toujours rien.

Avec la crise du disque, les métiers se sont destructurés, tout le monde cherchant à trouver des moyens de survivre financièrement et succombant aux sirènes du « touche à tout, t’auras plus de thunes ». Du coup, bah nous créateurs et interprètes, on était perdus. « moi je suis un label » ; « ah oui ! mais tu fais quoi ? » ; « bah, de la distribution, de l’édition, un peu de co-production »… Ah donc, tu es éditeur, distributeur et producteur à la fois ? Ah d’accord, j’ai toujours pas compris quel métier tu faisais…

Bref, pour faire clair, on ne sait pas de qui on a besoin à quel moment quand on a un EP solide et cohérent, qu’on commence à proposer quelque chose de pas mal en live. Ce type d’éclairage par des gens expérimentés permettrait de mettre le pied à l’étrier plus sereinement, sans promettre la lune !

On a aussi parlé de pas mal de choses, de la gestion du « savoir » chez Zebrock et de son utilisation concrète dans les démarches du Grand Zebrock, sur la gestion de la politique Zebrock (ce n’est pas un gros mot) dans les ateliers de formation, etc.

J’espère que tous ces défis pourront être relevés dans les prochains mois / années, parce que Zebrock mérite (et ses sélectionnés aussi) de grandir, se renforcer, s’améliorer !

A très bientôt,

Marc

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Pendant que le monde bavarde à rien d’important… Le Zebrock est fini06.05.09

Pendant que le monde s’étrippe, sur plateaux de télé, et que même le Ciel n’est plus sûr, on a de la musique qui fait vivre, sourire, songer et bouger les foules.

Je voudrais vous relater mon expérience en tant que spectateur de cette finale du Grand Zebrock 2009, à laquelle nous étions gentiment convié. Gil et moi avons fait l’effort (minimum!) de venir et d’assister aux prestations des trois finalistes, à savoir et dans l’ordre de passage, La Bestiole, Rayess Bek Orchestra, et Aniansah.

C’est drôle parce qu’on a commencé la soirée avec le clou du spectacle. Cloués au son par une Bestiole déchaînée et habitée. Delphine, les yeux quasi-révulsés, s’est mise à faire tanguer la maroquinerie, à faire suer les spectateurs, à communiquer des moments de tension et d’apaisement, des moments de rires aussi. Olivier était largement au dessus de sa prestation des auditions, et jouait à niveau égal avec sa comparse scénique. C’était un très beau moment, récompensé du sésame ultime de GRAND GROUPE ZEBROCK 2009, à ce qu’il paraît (jury, vous avez été trop longs à donner les résultats, donc, jury je suis parti avant l’annonce).

Fidèles à eux-mêmes et aux divers messages qu’ils avaient envie de véhiculer sur le ton de la « dérision sérieuse », Rayess Bek Orchestra nous a encore une fois emmené dans les magasins de souvenirs orientaux pour tout faire valser et nous dire qu’être musulman ce n’est pas puer des pieds. Et, encore une fois, grand bol d’énergie. Seul regret, le fait que les enchaînements entre les morceaux n’aient pas été plus rapides, histoire de garder un rythme prenant, d’emmener la foule dans cette énergie qui est la leur… D’où j’imagine le résultat de cette soirée, parce que selon moi et de ce que j’en avais vu aux auditions, ils partaient gagnants !

Et les mecs, les filles, j’ai dansé (enfin, comme j’ai pu) à cette soirée ! Ne pas bouger son corps sur Aniansah c’est tout simplement impossible. Parfois, j’aurais apprécié de pouvoir comprendre une partie des paroles, j’en ai pris quelques-unes (incompréhensibles) pour du « Je t’adore » qui me convenait pas mal, pour le coup, et puis d’autres j’ai rien compris. Même la chanson sur les enfants (pourtant triste) m’a donné de l’espoir. S’il y a une seule chose que je pourrais leur dire et leur témoigner suite à mon expérience en tant que spectateur, c’est qu’il ne faut pas perdre espoir, qu’ils iront loin parce qu’ils sont 1/ bons, 2/ sympas, 3/ attachants.

Les gens attendent ça d’un groupe.

Les 3 réunissaient ces conditions l’autre soir.

J’ai passé une putain de soirée !!!

Bien à vous
Marc

ps : les mecs – les filles – du Grand Zebrock, quand est-ce qu’on se voit tous pour faire un bilan là ???

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Avant d’attaquer le planches du Canal 93 cet après-midi, petit flashback de 20 heures…05.19.09

Zebrock, Grand Zebrock, Grand Grand Zebrock que cette édition 2009 !

Je sais pas si les autres années c’était pareil (sûrement pas !), mais la sélection des 10 groupes pour participer à cet accompagnement délivré par l’association francilienne à de quoi faire pâlir Lio, Manoeuvre, Sinclair (et pas Manoukian, qui sans doute les aurait tous retenus – on a tous nos chouchous, moi c’est Manoukian, désolé).

Hier nous étions Delphine (M.) et moi-même (!!!) à la première après-midi d’auditions live pour 5 des groupes participants, à savoir (et dans l’ordre, chose incroyable) :

Je peux vous dire que « ça a balancé » du gros lourd, bien chargé en émotions, bien chargé en présence, quelqu’aient été les styles de musique, chacun dans son truc, donc juste comme il faut. 

Les déchirures de la voix d’Eric (Cortès), souffle coupé, qui nous annonce ses chansons déchirées (du coup un peu déchirantes) mais avec tellement de poigne et d’énergie qu’on tombe pas dans la plainte mais qu’on surfe sur le cri (et c’est beau). Le tout porté par un couple basse batterie d’enfer, à fond les ballons, et un jeu de lumières à la hauteur de l’énergie délivrée.

Vient ensuite l’ovni, l’extraterrestre convaincu de sa condition, qui ne se cache pas, et c’est ça qu’on aime. Gerald de This is The Hello Monster a tutoyé plusieurs fois les étoiles hier après midi (comme quoi dans la pénombre on peut envisager des étoiles en pleine journée, aussi). Formant un beau couple (fake) avec le violoncelle, le pianiste chanteur, bidouilleur et gaffeur nous a tour à tour fait songer, fait frissonner, fait rigoler, et fait pitié (dans le bon sens).

Envisageons 5 secondes ce que le mot Bestiole veut dire pour vous. On a eu cette discussion avec Delphine (M.). Pour elle, la bestiole, c’est la toute petite bête mignonne mais bête que l’on veut écraser. C’est marrant, mais moi quand j’envisage le mot Bestiole, je vois un monstre de science fiction, une énorme araignée type StarShip Troopers (en plus française) qui ferait peur. Finalement, c’est entre les deux que Delphine (Bestiale) et Olivier (Bestiaud) nous ont emmené hier. A mi-chemin entre le tout petit, tout mignon de certaines atmosphères très sereines, et l’énervé, l’agacé de textes venimeux, sulfureux, et des cris, de voix, de guitare. Faut que je me procure leur dernier album, ça tombe bien passqu’Olivier il revient aujourd’hui pour nous voir.

Et pis y’a eu Aniansah, toujours à l’aise, qui met en aise, par rapport à une langue méconnue, et qui nous invite à dodeliner de la tête, puis à bouger (de façon compulsive, je ne sais pas vraiment faire autrement) son corps. De la musique d’influences malgaches, qui groove, qui groove! C’est pas mal !

J’ai malheureusement dû quitter la salle en plein milieu de concert pour me rendre à une répétition de Saïbu, et je vous le dis ce matin, j’ai la guitare qui me démange, je n’use pas de la voix, pas trop pour l’instant et puis ce sera l’heure fatidique ou plutôt : TANT ATTENDUE, 15h00.

A très vite,

Marc

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