Pendant que le monde bavarde à rien d’important… Le Zebrock est fini06.05.09

Pendant que le monde s’étrippe, sur plateaux de télé, et que même le Ciel n’est plus sûr, on a de la musique qui fait vivre, sourire, songer et bouger les foules.

Je voudrais vous relater mon expérience en tant que spectateur de cette finale du Grand Zebrock 2009, à laquelle nous étions gentiment convié. Gil et moi avons fait l’effort (minimum!) de venir et d’assister aux prestations des trois finalistes, à savoir et dans l’ordre de passage, La Bestiole, Rayess Bek Orchestra, et Aniansah.

C’est drôle parce qu’on a commencé la soirée avec le clou du spectacle. Cloués au son par une Bestiole déchaînée et habitée. Delphine, les yeux quasi-révulsés, s’est mise à faire tanguer la maroquinerie, à faire suer les spectateurs, à communiquer des moments de tension et d’apaisement, des moments de rires aussi. Olivier était largement au dessus de sa prestation des auditions, et jouait à niveau égal avec sa comparse scénique. C’était un très beau moment, récompensé du sésame ultime de GRAND GROUPE ZEBROCK 2009, à ce qu’il paraît (jury, vous avez été trop longs à donner les résultats, donc, jury je suis parti avant l’annonce).

Fidèles à eux-mêmes et aux divers messages qu’ils avaient envie de véhiculer sur le ton de la « dérision sérieuse », Rayess Bek Orchestra nous a encore une fois emmené dans les magasins de souvenirs orientaux pour tout faire valser et nous dire qu’être musulman ce n’est pas puer des pieds. Et, encore une fois, grand bol d’énergie. Seul regret, le fait que les enchaînements entre les morceaux n’aient pas été plus rapides, histoire de garder un rythme prenant, d’emmener la foule dans cette énergie qui est la leur… D’où j’imagine le résultat de cette soirée, parce que selon moi et de ce que j’en avais vu aux auditions, ils partaient gagnants !

Et les mecs, les filles, j’ai dansé (enfin, comme j’ai pu) à cette soirée ! Ne pas bouger son corps sur Aniansah c’est tout simplement impossible. Parfois, j’aurais apprécié de pouvoir comprendre une partie des paroles, j’en ai pris quelques-unes (incompréhensibles) pour du « Je t’adore » qui me convenait pas mal, pour le coup, et puis d’autres j’ai rien compris. Même la chanson sur les enfants (pourtant triste) m’a donné de l’espoir. S’il y a une seule chose que je pourrais leur dire et leur témoigner suite à mon expérience en tant que spectateur, c’est qu’il ne faut pas perdre espoir, qu’ils iront loin parce qu’ils sont 1/ bons, 2/ sympas, 3/ attachants.

Les gens attendent ça d’un groupe.

Les 3 réunissaient ces conditions l’autre soir.

J’ai passé une putain de soirée !!!

Bien à vous
Marc

ps : les mecs – les filles – du Grand Zebrock, quand est-ce qu’on se voit tous pour faire un bilan là ???

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And the winner is…05.20.09

Pas Chapter 9 !

Attention, ce n’est pas une déception. Définition de déception : quand notre performance n’était pas à la hauteur de nos attentes personnelles. Ce n’était pas le cas. Pas avec seulement 3 mois de travail. Pas avec la jeunesse de la formation ainsi composée depuis quelques mois.

A charge de revanche ? Certainement pas ! Pas de revanche, le sentiment d’avoir pu participer à une aventure humaine, personnelle et collective hyper enrichissante pour tout le groupe. Hier, j’avais fait la chronique de ma séance d’écoute aux auditions, je ne dérogerai pas à la règle seulement parce que nous n’avons pas été retenu ! Et je vais même peut-être sonner parfois un peu critique sur certaines prestations, mais voilà c’est mon blog et c’est mon opinion, je dis ce que je pense et ça fait du bien !

- Chapter 9
- Enigmatik
- Maud Lübeck
- LaFille
- Rayess Bek Orchestra

La session d’hier a débuté par le meilleur groupe du monde imaginaire que je me suis créé, à savoir Chapter 9, mon groupe (de potes, de musique, de références communes). Bon, vous allez me dire « vous avez pas été sélectionnés, donc vous auriez pu mieux faire ». Très honnêtement, on a fait largement mieux qu’à l’International, en terme de placement sonore et de cohérence de groupe, je me suis senti à mon aise sur une scène pourtant quasiment 5 fois plus grandes. Des regrets ? oui, d’avoir oublié de remercier le public, d’avoir laissé quelques moments de silence inopportuns, et de ne pas en avoir laissé à d’autres moments, plus opportuns. D’avoir eu Louis sur un praticable en fond de stage, et que je n’aurai pas eu l’occasion d’échanger avec lui. Gil, que j’ai aperçu par endroits, mais tellement impliqué dans ma « gestion de l’item « public », j’en ai parfois oublié ma relation avec mes « 2 comparses du fond ». Avec Antoni et Damien, en revanche, ce fut l’extase, moments de communion. D’où certainement les différents ressentis entre les musiciens au moment de sortir de scène. L’un dans l’autre, j’ai quand même le sentiment d’avoir fait passer un message positif en ces temps plutôt moroses dehors, et c’est tout ce qui compte pour moi.

Enigmatik, c’est deux filles et un backing band. J’ai tout dit. Ou presque. Je vais m’étendre un peu sur les chanteuses, qui à mon avis réconcilient pas mal de monde avec le hip-hop, le rap, etc. Des textes riches, qui collent à la personnalité des interprètes, à leur univers, à leur quotidien certainement aussi. Comme dirait Louis, y a un sentiment d’appartenance et d’identité forts (pour des filles Enigmatik), un attachement réel à leur 1-8. C’est cool ! Maintenant, y a le bémol : un DJ littéralement et objectivement absent (c’est dommage, vraiment, pour du hip-hop) et des zikos qui,  compte tenu de leur niveau technique et de leur aisance rythmique, pourraient délivrer largement davantage. C’est pas parce que t’as une formation très classique (guitare, basse, batterie) que tu peux seulement balancer un seul pattern et laisser les filles se démerder avec ça. Faut plus. Surtout aujourd’hui. Surtout pour Enigmatik, parce qu’elles le méritent !

Petit moment de bonheur partagé, à ma droite (Louis) comme à ma gauche (Gil, Olivier – La Bestiole) pendant la prestation de Maud Lübeck, seule, au piano, et à la voix. Maud m’a confié qu’elle venait de se remettre au piano (j’imagine même pas le potentiel de son projet), alors que ça coule de source qu’elle a ce feeling. Je vais y aller, je vais le dire, même si d’autres la comparent plus volontiers à Barbara ou Chopin, pour moi c’est Gainsbourg personnifié en Birkin brune (et pas con, désolé Jane si tu lis ça, je ne te connais pas, mais parfois à la téloche tu dis n’importe quoi). A écouter absolument et d’urgence, le talent est rare pour ce style de musique en France et là je tiens (dans ces quelques lignes) à vous communiquer cette urgence.

Puis venait LaFille. Déjà, qu’on se le dise, le rock français c’est pas ma came. Quand c’est Vanessa Paradis qui le chante, ça va parce qu’il y a la résurgence de l’innocente de Joe le Taxi, mais les textes de la formation d’hier m’ont fait très très froid dans le dos. J’ai pas adhéré. Du tout. Je peux pas, je dois dire, moi je suis encore à un niveau sensitif de 5 ans (et +). Ca me chagrine d’entendre des cochonneries que je peux comprendre. Encore quand c’est en anglais, ça me dérange pas (l’exotisme recouvre la réalité d’un voile très sympathique à entendre). Mais là, rejet massif. Désolé. On ne m’y reprendra plus.

Le clou du spectacle (et à l’unanimité des personnes présentes) fut Rayess Bek Orchestra. L’orchestre composé d’un oud, d’une flûte traversière, d’une basse (combien de cordes, déjà ?) et d’un « platineur » a détonné, étonné, rallié, tout le monde. Faut dire qu’au milieu se tenait un mec complètement ok avec lui-même (et les autres), complètement sincère, qui, en toute tranquilité nous faisait revoir nos classiques (préjugés musicaux, culturels, phonétiques). Le tout dans la plus grande décontraction qu’il soit. Et en arabe parfois s’il vous plaît, si bien que les gestes mimant les paroles pouvaient être interprétés de quelque manière que ce soit. Jamais je n’avais vu de live de hip hop. C’est fait. Tu me diras c’était pas du hip-hop. Ouais, t’as raison. C’était mieux que du hip hop, mieux que de la world music, mieux que du rock, mieux que de la pop, du slam. C’était tout ça à la fois et ils ont bien mérité leur POLE POSITION dans mon coeur de jeune artiste humble (humble mon cul !).

Bah voyez-vous, je suis heureux. Parce qu’hier, en plus d’avoir fait un excellent concert, j’ai fait d’étonnantes rencontres musicales avec des gens que je n’aurais pas pu rencontrer autrement que via le Zebrock.

Les gagnants : Rayess Bek Orchestra, La Bestiole & Aniansah

Il ne me reste plus qu’à faire le tour des popotes pour remercier (dans le désordre) :

  • Toute l’équipe dite « administrative » du Grand Zebrock (édition 2009) pour tout ce qu’elle a pu faire pour nous aider à nous sentir bien.
  • Toute l’équipe des « profs » (je veux hurler : lol) à savoir Françoise, Véronique, Ignatus, Hervé (pour ce qui me concerne) pour leur aide dans la (re)construction de Chapter 9 et dans mon épanouissement sur scène et dans mes paroles de chanson.
  • Toute l’équipe technique du Canal 93 pour son professionalisme. Mention spéciale à Nico pour les retours, le son sur scène était incroyable.
  • et bien sûr tous les groupes que j’ai pu croiser et que j’aurai certainement l’occasion de recroiser encore et encore (La Bestiole, Maud, Cortes, Wipping Willow, Rayess…)

Merci enfin à Delphine (M.) pour m’avoir soutenu dans la candidature à cet accompagnement, pour avoir été là pendant toute l’expérience, et pour tout, merci encore.

Tous ces mercis, je les aurais bien volontiers sortis au micro hier, mais j’ai oublié, je me rattrape donc !

A très vite,

Marc, pour Chapter 9 !

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Le dernier Behind the Scenes du Grand ZebRock 2009 ! // Our last sessions for the ZebRock 200904.29.09

English below

Il va sans dire que… la nostalgie me prend déjà, les sessions de cours fournies dans le cadre du Zebrock 2009 nous ont façonnées, en tant que « nouveau groupe » (nouvelle formation en tous cas oui). On aura appris à jouer, à chanter, à écrire, à se mouvoir sur scène. Des choses qu’on savait déjà faire plutôt correctement pour la plupart, mais qu’on a creusé avec des professionnels à notre disposition.

 

Véronique Perrault

Véronique Perrault

Lundi après midi, la séance de cours de chant avec Véronique Perrault spéciale « Chapter 9″ m’a fait vachement de bien. J’ai appris à me tenir droit pour faire sortir quelques notes complètement différentes de ce que j’avais l’habitude de produire, j’ai compris quelques trucs de respiration mais c’est pas encore ça. Louis a découvert qu’il pouvait avoir des yeux dans les talons qui scrutent le coeur de la Terre et s’en est trouvé tout chamboulé. Damien n’a pas pleuré. Gil m’a sorti une version easy-listening de My Captain. bref, un lundi après midi quoi.

 

Pendant ce temps-là, Véronique tentait de nous canaliser, tant bien que mal, et de nous fournir quelques rudiments qui nous serviront sans aucun doute.

 

Qui m’ont déjà servis.

Françoise Fognini

Françoise Fognini

Parce qu’aujourd’hui mercredi, c’était séance de Prestation Scénique collective avec Françoise Fognini et d’autres groupes sélectionnés pour le Zebrock 2009, à savoir (présents) : This is The Hello Monster, Enigmatik et Rayess Bek Orchestra (j’ai dû déchirer leur nom, BREF).

Eh ben, c’est une récompense, un don du ciel, le sourire de Françoise qui dit « bah voilà, t’as compris des choses quoi ». Bah ouais, je m’amuse. Ma fatigue et ma lassitude m’amuse, je veux transporter les gens vers mon truc, mon NeverWonderLand à moi, l’endroit où tu vieillis pas, et surtout tu te poses pas 36.000 questions, le scénar’ étant joué d’avance ! Du coup, bah… je suis plus vrai.

 

NeverLand (Peter Pan)

NeverLand (Peter Pan)

OK, il nous manquait quelques répétitions dans les pattes pour que le tout sonne vraiment bien. Mais le déclic est venu, ma voix s’est un peu élargie, et pis j’ai chanté un peu faux, mais je m’en foutais, j’avais un message à faire passer !

Tranquillement, on assistait à la dernière séance de travail dans le cadre de Zebrock. Eh ouais, c’est fini.

La consécration de tout ça ? Un live à Canal 93 qui va déchirer sa mère de sa race qui déchire. Ce sera le 19 mars pour les anxieux qui doivent noter les dates dans leurs agendas (ou… les fans de Chapter 9) et ça vaudra le coup (coût), parce que 4 autres groupes de GRANDE qualité se produiront le même soir : Maud Lubeck, Rayess… , Enigmatik et… This is the Hello Monster ! (edit : le concert aura lieu à 14h30… donc je pense que ce sera ouvert au public mais en simili huis clos…)

D’ailleurs, Gerald (le seul que nous ayions eu le temps de voir lors de cette séance co) a construit un personnage fascinant.  Une sorte Phantom Robot of Paradise Island… Un truc dans le genre. Ca vaut vachement le coup de venir voir. Et puis j’ai lu du Enigmatik et je peux vous dire que moi qui ne kiffe pas le rap, bah les nénettes du XVIIIè elle m’ont scotché ! Maud n’en parlons pas, elle, c’est elle. C’est ELLE !!

Bon je suis fatigué d’écrire et je dois songer à ma lectrice anglophone qui se languit de savoir ce que je raconte en français.

Au fait, vous avez noté la date du 7 mai dans vos tablettes ???

A bientôt

Marc

***

Hi Kristen, 

You may be the only one to read this. As you said you were super-busy these days, let’s catch up when you’ve got time and if you want I’ll translate for you! 

Cheers

Marc

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Chanter ! Chantez ! Chanté !02.04.09

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Hier soir, c’était cours de chant. Dans le cadre du Grand Zebrock, nous bénéficions de différents accompagnements, et notamment de ces cours de chant, délivrés par la très douce Véronique Perrault.

J’avais pris un cours de chant dans ma vie, c’était avec Fabienne, l’amoureuse de mon oncle Luc (je parle comme ça parce que c’est vrai qu’ils sont amoureux, il ne sont pas qu’amis !). Bref, Fabienne m’avait donné quelques clés de compréhension du mécanisme qu’est le chant, clés que j’ai pu approfondir – un peu – hier.

Notamment dans le ressenti corporel du processus du chant. Difficile à expliquer. J’aimerais pas être prof de chant, ça c’est sûr ! Parce que transmettre un ressenti et non une technique, c’est TRES, mais alors TRES compliqué, surtout que chacun ressent les choses différemment.

Bref, donc pas prof de chant je disais. Mais quel bonheur que de recevoir ces précieux conseils !

Cette séance fut aussi l’occasion de réellement rencontrer pour la première fois les autres groupes sélectionnés par le Grand Zebrock, et notamment les joyeux lurons de la Bestiole, Maud Lübeck, Rayess Bek Orchestra,  Lafille (j’ai une mémoire faillible des noms et là, je ne me souviens plus du tout de son prénom) et Anouk de Wipping Willow.

Des gens charmants (ravissants, beaux, agréables, doux au toucher, etc.). On aurait dit finalement qu’on avait été sélectionnés pour notre gentillesse (et notre politesse) plutôt que pour notre musique ! (je sais que ce n’est pas le cas, vu que je suis très très méchant)

Deux heures passées à Noisy le Sec comme dans un cocon, un hâvre de paix, la sérénité en plus (oui parce que dans les hâvres de paix, on a toujours des gens pour clamer haut et fort « qu’on est bien, et tsouin tsouin »,…). Je ne peux que recommander les cours de chant à qui voudra éviter de faire du yoga pour se détendre. C’est un peu la même chose que l’exercice asiatique de relaxation, avec à la clé le pouvoir de communiquer à son prochain ses progrès sans se contorsionner dans tous les sens en réclamant le silence le plus total !

Et puis, on en prend un coup dans l’estime de soi, puisqu’on arrive à couiner, à détonner, etc. Pour des chanteurs dits « bons », ça fait mal (au cul).

Je vous laisse sur ce mot très vulgaire et vous dis à bientôt

Marc, représentant Chapter 9 hier soir

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